Daniel Balavoine

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Daniel Balavoine

Message par maette15 le Ven 21 Mai - 12:12

Ce chanteur m'a personnellement marqué, je ne sais pas pourquoi! Il chante bien, il a des chansons magnifiques (ex: sos d'un terrien en détresse ou mon fils, ma bataille). Mais, avant d'en discuter, une petite bio:

Daniel Balavoine est un auteur-compositeur-interprète français né le 5 février 1952 à Alençon (Orne) et mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986 à Gourma-Rharous (Mali) en marge du Paris-Dakar.

Porté par sa voix de « cristal », il connut le succès en 1978 avec son titre Le Chanteur et son rôle de Johnny Rockfort dans l'opéra rock Starmania. Il est aussi célèbre pour ses prises de positions médiatiques et ses engagements humanitaires.

Grand faiseur de tubes, il est l'un des artistes francophones les plus populaires. Revendiquant son influence anglo-saxonne (il adorait entre autres Peter Gabriel) et sa passion pour la rock music ainsi que pour la recherche sonore, il évoluera tout au long des années 1980 vers une pop (new wave) techniquement très élaborée, dont il fut l'un des pionniers en France.


1952-1968 : la jeunesse


Daniel Balavoine est le benjamin d'une famille de six enfants. Il a deux sœurs : Marie-Françoise (née en 1940) et Claire (née en 1943) et trois frères : Bernard (né en 1944), Guy (né en 1946) et Yves (né en 1948). Son père Émile est ingénieur en urbanisme et travaille pour le ministère de la reconstruction, quant à sa mère Élisabeth, elle est antiquaire. Il passe la majorité de sa jeunesse dans le sud-ouest. En 1959, Émile est muté en Algérie. Daniel entre donc en pension. C'est à la même époque que ses parents se séparent. Il apprécie peu le pensionnat, qui lui fait perdre le goût de la religion et provoquera un profond rejet de sa part vis-à-vis de la discipline qui y règne. Vers 11 ans, il entendra dans l'établissement She loves you des Beatles ce qui, il le confiera plus tard, lui donne indirectement goût à la musique.

Les années passent. Lycéen à Pau, Balavoine est un élève doué, surtout en littérature. Il s'implique de très près dans la révolte étudiante de mai 68 et s'imagine alors faire une carrière politique. Mais la fin du mouvement le déçoit, et il décide de se lancer dans la musique.

Après trois mois de terminale, il quitte son établissement.


1968-1972 : le temps des groupes

Il débute chanteur de bal et se produit à Pau en interprétant du Bob Dylan. Purple Eruption, les Shake's puis Réveil sont les noms de ses orchestres. Il acquiert ainsi une petite notoriété locale. Passionné par le rock, il décidera désormais de s'y consacrer pleinement.

En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Grande désillusion. De retour à Pau, il est contacté par le groupe Présence, dont le chanteur vient de partir. Retournant à Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue, il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France.

En 1972, le groupe signe chez Warner Bros et Balavoine quitte le groupe.


1972–1978 : les années galères

Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disque Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtiendra à peine plus de succès qu'avec Présence. Daniel devient alors choriste, accompagné de son frère Guy. La même année, ils sont engagés dans la comédie musicale pop La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.

À la même période, Patrick Juvet prépare un Olympia et recherche un choriste avec une voix aigue. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé. Il entamera avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Une grande histoire d'amitié se noue entre les deux hommes. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album ; Patrick Juvet, généreux, la lui laissera chanter. Intitulé Chrysalide, le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fera la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Interpellé par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer un contrat de trois albums sur le champ. Leur collaboration durera bien au-delà.

Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi. Aucun titre ne se démarque clairement, l'album ne rencontre pas le succès.

Peu avant il a rencontré une jeune femme, Catherine Ferry; une histoire d'amour s'initie et Daniel aura à cœur d'être son pygmalion pendant toute sa carrière. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision en 1976. Elle terminera deuxième, les frères Balavoine chantant les chœurs.

Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un concept-album autour du mur de Berlin. Cet album sort sous le nom Les Aventures de Simon et Gunther... en avril 1977. Malgré le succès d'estime qu'il obtient, Eddie Barclay commence à s'impatienter des non-résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif.

Entre temps Michel Berger qui a fini de composer ce qui allait être Starmania cherche toujours un rôle pour jouer Johnny Rockfort dans cette comédie musicale. Impressionné par une prestation de Balavoine à la télévision où il interprète Lady Marlène, le seul titre du dernier album ayant réussi à percer, il l'embauche.


Une vie de chanteur (1978-1982)

1978 : Le chanteur

Ainsi en juin 1978 parait l'album studio de Starmania ; en quelques semaines les titres de l'opéra rock deviennent des succès. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le fameux S.O.S. d'un Terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix. Le disque demeure la septième meilleure vente française de l'Histoire, cumulant deux millions deux cent mille unités. L'œuvre sera exportée à l'étranger et sera tout aussi bien accueillie.

En parallèle, et après deux 45 tours encore peu rentables, à savoir : Je suis bien et Le français est une langue qui résonne, Daniel Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur, dont la sortie, heureuse coïncidence, intervient le même jour que celui de Starmania. Le titre éponyme de l'album obtient un succès fulgurant et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entraînant avec lui quelque huit cent mille albums. Ce titre, devenu un standard incontournable du répertoire francophone, décrit les ambitions d'un artiste en devenir. En commençant par la très célèbre phrase « J'me présente/je m'appelle Henri » et terminant dans la déchéance avec « J'veux mourir malheureux », Balavoine montre la fulgurance d'un succès aussi rapide qu'éphémère évoluant vers une longue ringardisation ne pouvant s'achever que par la mort.

De ce disque est également tiré la chanson Lucie, qui rencontre aussi un succès. Cette double réussite considérable et quasi-simultanée fait passer Daniel Balavoine de simple inconnu au statut d'étoile en devenir


1979 : Starmania

Entre avril et mai 1979 ont lieu les représentations de Starmania au Palais des congrès de Paris. Cent mille personnes viendront à ce spectacle. La distribution se compose outre Daniel de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marquera profondément cette production. Cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image un peu voyou mais également pleine de tendresse.

Revenu grandi de cette expérience, il retourne dans les studios. Son quatrième album a pour titre Face amour / Face amère et paraît en octobre 1979. Le disque se vendra moins bien que Le Chanteur, souffrant allègrement des ventes de ce dernier qui sont encore très importantes.

Dans ce disque on trouve en sélectionnant : Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre un rock endiablé, Ces petits riens une douce balade pop et Me laisse pas m'en aller dont la construction musicale rappelle celle du Chanteur. Sans réel tube, cet album aura un succès moyen, mais salué tout de même par la critique on lui décerne le prix Raoul-Breton. À Lille, au mois de novembre il donne le premier concert à son nom.


1980-1981 : Un autre monde

Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au 2 février 1980.

Toujours en ce début d'année 1980, il apparait dans le film Alors... Heureux ? jouant le rôle d'un brancardier homosexuel ; il composera également la musique de ce film.

Il fait aussi sensation le 19 mars 1980, lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2 au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste, et les journalistes, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse, rôle duquel il désirera toujours se défaire. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des Débats télévisés. Aux yeux du grand public il devient un chanteur engagé.

Il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle. Après le retrait de cette dernière, François Mitterrand lui demandera de se joindre à sa campagne ; Balavoine chantera dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de se rétracter, refusant l'instrumentalisation politique dont il se dit victime.

En novembre 1980 il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant des tubes essentiels : Mon fils ma bataille inspiré du divorce de son guitariste et ami Colin Swinburne, Je ne suis pas un héros écrit à l'origine pour Johnny Hallyday, La vie ne m'apprend rien et dans une moindre mesure Lipstick Polychrome.

Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, qui sortira en novembre avec pour titre Balavoine sur scène. La Chine est très présente dans ce spectacle. Il entame ensuite une grande tournée et participe à un concert au profit d'Amnesty International le 22 octobre : 100 artistes pour les prisonniers d'opinions.


1982 : Vendeurs de larmes

Il part à l'hiver 1981 à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens dont le batteur américain Joe Hammer. À 30 ans Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, toujours plus rock, essayant à tout prix de s'éloigner de la variété. En avril Vendeurs de larmes apparait porté par la chanson Vivre ou survivre. Chanson qui devient très vite un tube.

Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque rencontre un grand succès.

À titre de récompense on lui décerne le prix Diamant de la chanson française.

Estimant que ses productions sont maintenant dignes de concerts plus imposants, il investit le Palais des Sports qui est à l'époque la plus grande salle parisienne. Ainsi il se produira chaque soir devant plus de 4 500 personnes du 9 au 13 juin 1982.

Le climat concurrentiel est excessivement élevé puisque au même moment sont invités à l'hippodrome d'Auteuil Simon et Garfunkel et les Rolling Stones. De plus, ce sont les spectacles à ciel ouvert qui sont les plus prisés à cette période de l'année. Pourtant et contre toute attente Balavoine jouera à guichets fermés. Les moyens mis en œuvre sont très conséquents offrant au public un grand spectacle.

Il se voit également proposer un second rôle au cinéma dans le film Qu'est ce qui fait craquer les filles.


Balavoine sans frontières (1983-1986)

1983 : Loin des yeux de l'Occident

Passionné de sports mécaniques, Balavoine participe en janvier à la course du moment, le Paris-Dakar. Tombé en panne à la première étape, il suit la caravane en touriste et découvre alors l'Afrique. Ce moment fut un électrochoc pour le chanteur. Il prend conscience de la famine et de la pauvreté du continent, qui inspirera son album suivant, Loin des yeux de l'Occident enregistré l'été en Écosse. Les textes évoquent la condition féminine avec Pour la femme veuve qui s'éveille, la torture avec Frappe avec ta tête, la drogue avec Poisson dans la cage, les dictatures d'Amérique du Sud avec Revolucion. À noter également : Partir avant les miens, dont le texte se verra prêter un arrière-goût prémonitoire à l'annonce de sa mort. Musicalement, le disque, inspiré par Peter Gabriel, mêle sonorités électroniques et ambiances « world music ». Bien vendu, il l'est cependant moins que les précédents.

À la même époque, Balavoine participe au conte musical Abbacadabra avec Frida du groupe ABBA.

Par la suite le chanteur crée de nouveau la polémique : invité à l'émission d'information 7 sur 7 le 23 octobre 1983, jour de l'attentat du Drakkar au Liban où son frère Yves — militaire — est basé, il lancera sous le coup de l'émotion : « J'emmerde les anciens combattants ! ». Phrase en fait adressée à tous ceux qui souhaitent à la jeunesse d'alors « une bonne guerre ». Il enchaîne alors avec véhémence et colère tenant un discours profondément anti-politique et anti-militariste. Deux semaines plus tard, il s'excusera publiquement dans une émission de Michel Drucker ce qui n'empêchera pas des manifestations d'anciens combattants de boycotter certains concerts de sa future tournée.


1984 : la scène et la paternité

Balavoine entreprend une tournée marathon à travers la France durant l'hiver-printemps 1984. Le 2 avril il fait une halte au Printemps de Bourges, avec un spectacle moderne utilisant les faisceaux Vari-Lite (projecteurs assistés par ordinateur dont le spectre est quasi-infini) et la technologie HF (sans fil). Le décor est relativement dépouillé, Balavoine privilégiant largement la lumière et un son qu'il désire irréprochable.

Le 15 juillet 1984, naît son fils Jérémie, dont il a rencontré la mère Corinne pendant l'enregistrement de Vendeurs de larmes.

Dans l'émoi et à titre promotionnel pour sa rentrée parisienne, il compose un 45 tours inédit Dieu que c'est beau illustrant d'une manière métaphorique l'accouchement. C'est l'un des tubes de l'été.

Sa tournée se clôture au Palais des sports du 21 au 30 septembre, où il enregistre un double album live. La totalité des chansons a été réorchestrée soit dans des ambiances techno-world soit dans un rock très prononcé.


1985 : Sauver l'amour

Le 1er janvier 1985, Daniel se lance dans son deuxième Paris-Dakar comme copilote de Jean-Luc Roy à bord d'un Toyota. Ils arriveront à Dakar trentième.

L'année 1985 marque l'entrée du showbiz dans le monde de l'humanitaire. Les stars du monde entier se mobilisent pour l'Éthiopie qui subit alors une famine effroyable. À l'initiative de Bob Geldof le comité Band Aid est créé. Il en résulte le Live Aid, un concert planétaire et qui est marqué par des performances scéniques d'anthologie à l'image de Queen par exemple. C'est le 13 juillet 1985 qu'a lieu cette manifestation. Une délégation française est présente ce jour-là au Wembley Stadium. Elle est composée de Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman, Jean-Louis Aubert et Daniel Balavoine. Amer de n'être que spectateurs de cet événement, le groupe décide de reproduire un exploit similaire en France. Ce sera le concert des Chanteurs sans Frontières organisé par Renaud à La Courneuve le 13 octobre 1985. Daniel Balavoine chante en duo Je marche seul avec Jean-Jacques Goldman. Le concert est un échec mais le disque se vend bien.

Durant l'été, Daniel a enregistré, toujours en Écosse, son huitième et de fait dernier album studio. Il sort en octobre 1985 et a pour titre Sauver l'amour. C'est le premier album de Balavoine qui sort en CD, ce nouveau format d'écoute étant très apprécié du chanteur.

L'album est marqué musicalement par l'utilisation d'un sampleur Fairlight, permettant une large gamme de sonorités nouvelles et encore inédites en France où l'appareil n'est pas encore en usage. Les arrangements ainsi que les rythmiques se voient ainsi travaillés à l'extrême. 1 240 000 albums et 1 580 000 singles seront vendus, ce qui en fait la meilleure vente toutes catégories confondues du chanteur.

On y trouve L'Aziza en hommage à sa femme Corinne, juive-marocaine, qui à lui seul se vendra à plus d'un million d'exemplaires. S'y trouvent aussi des chansons comme Tous les cris les S.O.S., Sauver l'amour et Aimer est plus fort que d'être aimé. Le concept de l'album est axé autour du sentiment premier : l'amour. Sur ce sujet pourtant maintes et maintes fois traité, Balavoine saura apporter sa touche personnelle « sans frontières ».

Tous les titres ou presque traitent d'un problème politique ou social. Petite Angèle montre une jeunesse incomprise, Petit homme mort au combat parle des enfants soldats, Ne parle pas de malheur débat de la rupture amoureuse ainsi que de la fuite du temps et Un enfant assis attend la pluie évoque la sécheresse d'Éthiopie. Après sa mort, on apprendra que l'artiste avait cédé tous les droits de cette dernière chanson au profit de l'Afrique. Toute la fin de l'année 1985 est consacrée à la promotion de cet album. Parallèlement il réalisera deux titres pour Jeanne Mas (en qui il fonde beaucoup d'espoirs) : Coeur en stéréo et Oh Mama.

Le 23 novembre il participe aux premières Victoires de la musique. Il remet un prix à Jean Michel Jarre et au groupe Téléphone.

Le 7 décembre, il reçoit le prix de la chanson anti-raciste pour L'Aziza des mains de Harlem Désir au nom de SOS Racisme. Il a beaucoup milité au sein de cette association et s'était inscrit comme militant de base et non comme une star au comité de Colombes, son lieu de résidence.

Quelques jours plus tard le 14 décembre, il participe au lancement officiel des Restaurants du cœur par son ami Coluche. Balavoine en est le premier parrain. Par sa volonté d'être sur tous les fronts, le chanteur se voit extrêmement médiatisé à cette période.


Retour en Afrique

Le représentant en France de Band Aid, Lionel Rotcage, l'encourage ainsi que Michel Berger, France Gall et Richard Berry à s'investir dans son opération Action Écoles qui consiste à créer des comités d'élèves dans tous les établissements scolaires de France afin de lever des fonds et de financer des projets précis sur le continent africain.

Parmi ces projets, Daniel Balavoine se voit confier la responsabilité de l'opération Pompes à eaux pour l'Afrique, qui l'amène à repartir sur le Paris-Dakar, non pas cette fois en tant que concurrent, mais comme ambassadeur des Paris du cœur. Il supervise avec l'aide du créateur et directeur de la course Thierry Sabine ce programme en prenant appui sur le rallye. À l'aide d'une caméra et d'un appareil photo, il réalise un reportage au fur et à mesure de ses arrêts dans le but de le présenter sur le plateau de Champs-Élysées peu après son retour. Parallèlement il rédige des chroniques quotidiennes pour Europe 1.

Ainsi le 8 janvier 1986, on le voit assistant à l'installation d'une pompe à eau solaire dans un village voisin d'Agadez. C'est probablement sa dernière apparition télévisée.
14 janvier 1986, l'accident mortel.Sur le Dakar, l'étape Niamey-Gourma-Rharous, longue de 843 kilomètres, débute à 4 heures du matin. Directeur du rallye, Thierry Sabine en donne le départ. Le climat est capricieux, un vent de sable non négligeable se lève.

La matinée bien entamée, Sabine et Balavoine se rejoignent à l'aéroport de Niamey afin de partir pour Gao. Arrivés à 10 h 30, ils s'entretiennent avec le gouverneur malien au sujet des pompes à eaux. L'ambiance est animée car beaucoup de problèmes subsistent dans le bon déroulement de l'action humanitaire : les autorités bloquent les camions des Paris du cœur, qui ne peuvent ainsi faire route vers le Mali. Les échanges se prolongeront jusqu'à 16 heures.

Peu après, Sabine propose à Balavoine de le suivre afin de donner le coup d'envoi d'un match de football opposant l'équipe de Gao à celle de Mopti, match organisé dans le cadre du Paris-Dakar. La cérémonie s'éternise ; d'autant plus que le gouverneur ayant fait le déplacement, le chanteur en profite pour poursuivre la discussion.

L'hélicoptère de Thierry Sabine, piloté par François-Xavier Bagnoud, est prêt et doit initialement embarquer Jean-Paul Le Fur, technicien radio, ainsi que Jean-Luc Roy et Yann Arthus-Bertrand. Ces deux derniers s'apprêtent à filmer et photographier comme tous les jours le secteur Gao-Gourma. Un avion en provenance de Bamako se pose entre-temps. Ils proposent alors de céder leurs places et préfèrent le prendre pour rentrer. Il est 17 heures, le jour décline et la météo se dégrade progressivement, le vent se relève (il avait pourtant décru l'après-midi). Sabine, se souvenant que le chanteur lui réclamait inlassablement un baptême de l'air en hélicoptère, lui attribue au dernier moment un siège. Balavoine, anxieux, hésite longuement, puis fini par monter à bord pressé par le temps.

A 17 h 15, l'appareil décolle et doit rejoindre le bivouac de Gourma-Rharous, arrivée de l'étape. Il leur faut parcourir environ deux cents kilomètres depuis Gao dans des conditions délicates. Les passagers respectifs sont donc Sabine, Balavoine, François-Xavier Bagnoud et Jean-Paul Le Fur.

Vers 18 h 10, ils s'arrêtent une première fois à Gossi au départ de la deuxième épreuve chronométrée ; Thierry en profite pour discuter avec des concurrents. Le vent de sable se faisant de plus en plus fort, il leur faut repartir d'autant plus que leur hélicoptère n'est pas équipé pour voler de nuit. La jeune journaliste Nathaly Odent présente sur les lieux monte spontanément à bord, comme elle a l'habitude de le faire chaque jour avec n'importe quel appareil de la course. Elle occupe ainsi la dernière place vacante.

La nuit désormais tombée, ils suivent le fleuve Niger (un repère plat et simple). À 22 kilomètres de Gourma, ils n'ont d'autres choix que de se poser en urgence, toute progression étant désormais impossible. Il est 19 heures, Sabine sort et croise une voiture. D'un ton calme et rassurant, il demande aux pilotes de signaler leur position au bivouac afin de réquisitionner un véhicule et de les ramener.

Mais inexplicablement, alors que tout danger était désormais écarté, l'appareil va redécoller et progresser avec comme seul repère au sol les feux arrière d'un 4x4 ; les deux concurrents à l'intérieur seront témoin de la filature. Volant en rases-mottes et balayé par la tempête, l'engin tangue dangereusement. L'hélicoptère fatalement désorienté passe sur l'avant droit du véhicule avec une vitesse horizontale très élevée.

Il heurte un arbre avec l'avant droit du patin et part en looping en se désintégrant sur plus de 150 mètres. Il est alors un peu moins de 19 h 30 ; le crash se produit à seulement 8 kilomètres de Gourma-Rharous. Les cinq passagers meurent sur le coup.

Malgré l'apparente clarté de l'évènement, de nombreuses zones d'ombres demeurent. En effet, diverses polémiques ont fait leur apparition quelques jours seulement après le drame. Thierry Sabine fut accusé d'avoir été aux commandes ce soir là, idée démentie relativement rapidement par de nombreux témoignages affirmant que Sabine était incapable de voler de nuit. Puis une possible bavure militaire est évoquée, car l'appareil survolait alors une zone de conflits. Des véhicules auraient même reçu des balles. Cette hypothèse est en effet celle qui tiendrait le plus tête à la version officielle et la plus largement admise à savoir celle du simple accident lié aux conditions météorologiques.

Autre mystère, plus opaque cette fois, l'objet de leur redécollage : pourquoi prendre le risque, même pour 8 kilomètres, de reprendre le vol alors qu'un véhicule de secours est en route pour venir les chercher ? La seule et unique réponse qui ait été avancée est la thèse d'une blessure se fondant sur la découverte de gazes à l'endroit de leur arrêt. Morsure de serpent, piqûre de scorpion ou tout autre traumatisme suffisamment grave pour s'envoler en urgence et ainsi arriver le plus vite possible.

Une enquête de l'aérospatiale a été menée. Le compte-rendu n'a jamais été rendu public laissant court à de nombreuses autres rumeurs circulant encore aujourd'hui sur internet, la plupart étayant, avec plus ou moins de fantaisie, la thèse de l'attentat politique et/ou du sabotage.

Daniel Balavoine aurait eu 34 ans le 5 février 1986. Il repose désormais au cimetière de Ranquine à Biarritz, dans le département des Pyrénées-Atlantiques.


Dernière édition par maette15 le Ven 21 Mai - 13:54, édité 1 fois

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Re: Daniel Balavoine

Message par M-arie le Ven 21 Mai - 12:29

WOooooo sa c'est de la biographie lol .

Un artiste talentueux jaime beaucoup sa voix apres a part ses classiques genre sos d'un terrien en détresse et mon fils ma bataille je ne connais pas vraiment d'autres chansons

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Re: Daniel Balavoine

Message par maette15 le Ven 21 Mai - 14:13

En laissant la bio, j'ai oublié de dire ce que j'en pensais: je suis fan de toutes ses chansons les plus connues!

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Re: Daniel Balavoine

Message par gueblanc le Ven 21 Mai - 15:05

Very Happy Very Happy Very Happy
J'aime j'adore !!! Tu as ouvert THE sujet lol

C'est mon chanteur préféré (après ou avant Christophe dans mon ptit coeur, je ne saurais dire, car c'est pas pareil).
Quand je revois des reportages sur lui, et notamment sur sa mort, bah je pleur c'est con mais voila ...

J'ai 2 chansons préférées (et encore je dis ca .... mais je les aime pour la plupart) : Tous les cris les SOS et partir avant les miens.

Tous les cris les SOS, car durant un moment et peut être même encore aujourd'hui j'trouvais qu'elle me ressemblait
"Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère
Qu'on pourra lire à travers
S.O.S. écrit avec de l'air
Pour te dire que je me sens seul
Je dessine à l'encre vide
Un désert "

"¨Partir avant les miens", j'vous conseille vraiment de l'écouter !!!
C'est une super chanson, avec de très belles paroles
Mon passage préféré de cette chanson, qui donne le ton (triste) :
"Et j'ai souvent souhaité
de partir avant les miens
pour ne pas hériter
de leur flamme qui s'éteint
....
En gardant le sentiment qu'ils vivront éternellement"
Si vous souhaitez l'écouter : http://www.youtube.com/watch?v=0v54uKg3kEo

Mais après si tu me dis Balavoine, mis à part ces 2 chansons, d'instinct je te dis :
SOS d'un terrien en détresse
Vivre ou survivre (que j'adore aussi)
Mon fils ma bataille
qu'est ce qui pourrait sauver l'amour
La femme veuve qui s'éveille
Lipstick Polychrome
Frappe avec ta tête (trop belle aussi : http://www.youtube.com/watch?v=hSOfHlj_ftY)
Vendeur de larmes
Le chanteur (ah qui connait pas Henry mdr)
Je n'suis pas un héros
Sauver l'amour
aimer est plus fort que d'être aimé
....

J'vais m'arrêter là, mais toutes ces chansons j'me surprend régulièrement à les chanter lol.

JJ Goldman avait dit que chaque année il reprenait une chanson de Balavoine dans les enfoirés et cette année c'était "la femme veuve qui s'éveille".


Dernière édition par gueblanc le Dim 24 Juil - 23:04, édité 1 fois

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Re: Daniel Balavoine

Message par Violette le Ven 21 Mai - 15:30

Je ne me considère pas comme fan car je ne connais qu'une minorité de ses chansons (du moins c'est l'impression que j'ai) mais toutes celles que je connais je les aime beaucoup! Sa voix, les textes, la musique... tout ça fait un mélange très beau et émouvant!

C'est un peu idiot mais étant née après sa mort je n'arrive pas à l'apprécier de toute sa valeur... c'est comme s'il manquait quelque chose! Pourtant j'ai vu de vieilles émissions où il était présent mais je sais pas... c'est différent!

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Re: Daniel Balavoine

Message par maette15 le Sam 22 Mai - 8:55

Colombe: t'es une vraie fan, c'est fou!!

Ophélie: moi aussi, quand je suis née il était déjà mort. C'est mes parents qui m'ont fait découvrir, il y a environs 4 ans ( quasiment en meme temps que christophe maé, d'ailleurs!) et j'ai beaucoup aimé sa voix et ses musiques. Les thèmes abordés dans ses chansons me touchent,c'est pour ca que j'aime bien. Comme quoi, nostalgie c'est pas une radio si nulle que ca!

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Re: Daniel Balavoine

Message par gueblanc le Dim 24 Juil - 23:03

Bon là depuis quelques minutes je suis retournée en mode "Balavoine / Gall / Berger", du coup j'mets 3 ptites chansons si ca interesse :






BALAVOINE : détournement par ledud2009

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Re: Daniel Balavoine

Message par Violette le Lun 25 Juil - 18:50

Colombe je te déteste ^^ Tu veux me faire chouiner ou quoi?
Une chance que je les connaisse pas vraiment celles là ^^

Moi j'en cherche une qu'il a chanté en duo avec Michel Berger mais je sais plus le titre... Ce que je sais c'est que c'était pas pour Starmania et que c'est joué au piano et que c'est magnifique^^ Normal quoi Razz

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Le jour où je m'envolerai je monterai droit au ciel
pour aller me reposer auprès de mon père spirituel...



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Re: Daniel Balavoine

Message par gueblanc le Lun 25 Juil - 19:02

C'est peut être celle là :



Moi une qui me fait rire c'est celle là (ca faisait belle bande de potes) :


France Gall - T'es dou bi dou par jojon26

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Re: Daniel Balavoine

Message par Violette le Lun 25 Juil - 19:46

Ouiiiiiiiiiiii c'est celle là I love you Merciiii Very Happy Magnifique!! Les 2 meilleurs des années 80 pour moi!

___________________________________________________
Le jour où je m'envolerai je monterai droit au ciel
pour aller me reposer auprès de mon père spirituel...



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Re: Daniel Balavoine

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